ACROSTICHES

 

 

 

rasiers de notes étincelantes,
ffolants palindromes secouant les voûtes de
athédrales
éroïques ;
J e ne suis pas
oporifique !

 

riseur de tabous, défricheur de la morale, père de la nation ;
nflammé, ravi toujours d'un beau scandale ;
A rdent chevalier aux multiples couleurs, voici l'Emmerdeur.
n Français magnifique, galant jusques aux tribunaux ;
M ieux encore : c'est un homme qui, après Figaro,
A lmaviva, Chérubin, Rosine et Bartholo,
R ecruta toutes les femmes en donnant au théâtre
C ette merveilleuse, cette terrible Marceline dont la colère secoua tout Paris.
onneur à Marceline ! Gloire à Marceline !
A llons donc, mesdames, vous ne connaissez pas votre héroïne ?
I ncroyable ! Impensable ! Mais elle est à la base de tout !
S ûrement c'est un oubli, vous ne connaissez qu'elle, enfin quoi ! Marceline !

 

avaliers effroyables et rustiques, honneur de la steppe,
n vous admire autant pour vos victoires et votre sale caractère que pour la
tupéfiante missive que vous avez osé faire écrire, et envoyer qui plus est,
A u sultan en son palais ! Bon sang !
Q uel diplomate ne sursauterait-il pas, en lisant ces quelques lignes
U niquement farcies d'ordures ?
E nfin, des siècles après, on en parle encore, on rit, on vous admire en peinture.
S acrés bon dieu de Cosaques, on vous a placés aussi dans une symphonie !

 

ouce et limpide, une eau court sous les buissons
t scintille, se tortille, envoie des clins d'yeux au soleil à travers les feuilles,
B ondit par dessus un galet, s'enroule autour d'un bâton, et fuit, riante, heureuse.
U ne fée se coiffe, se décoiffe, se recoiffe, se redécoiffe,
S e mire,
S 'admire dans une goutte de rosée, et sourit.
sengrin vient, ne voit rien, enjambe le ruisseau, et s'en va.

 

ites-moi, madame la Grande
mpératrice,
ites-moi donc pourquoi vous reculez votre fauteuil si loin de votre serviteur ?
E h bien mon cher, ne vous en déplaise, vous me
R ouez de coups chaque fois que je m'approche. J'en suis toute bleue !
O h ! Mais quel incorrigible ! Quand je m'emballe, que je pérore, alors je tape,
T ape et tape encore, sur les cuisses de ceux que j'adore. Me pardonnera-t-on ?

 

olies, buissons, coussins et baldaquins, attention les yeux, voici les amoureux !
eluquez-moi cette jeune fille qui se balance et tricote des pinceaux
u dessus tout juste d'un damoiseau – qui n'en perd pas une miette, pardi.
rands dieux ! et cette coquine, les pattes en l'air dans son plumard !
uh je n'avais pas tout vu ! On lui devine le...
N on mais dites donc, monsieur le peintre ? Mais c'est très joli !
A h surtout n'arrêtez pas ! N'arrêtez plus, ne changez rien à votre façon
R avissante de mêler le gracieux au polisson.
D ieu que le printemps est une belle saison.

 

rossier, vaurien, fainéant, lubrique, mécréant.
A imant le pinard, le saucisson, les putes ; le salé...
U n gros bourrin qui plaint Van Gogh, non mais vraiment, quel Arlequin !
G alant comme un ours, un sanglier, aimable comme un blaireau. À guillotiner !
U n fauve, dit-on ; et l'on a bien raison. Parti aux îles, bon débarras.
I nculte, épais, très peuple dans ses façons ;
'aime pas le gendarme, évidemment.

 

V oici un drôle de cas :
n ne peut être plus enragé téméraire,
umineux, passionné, fourbe, insensé, obséquieux, vif comme une lame,
T out à la fois !
A voir dans sa besace de quoi
I ncendier la France à coups de rimes éblouissantes,
établir l'innocence, démolir les salauds, jouter seul contre tous, et vaincre !
E t craindre pourtant jusqu'à son ombre.

 

To be continued...

A.E. Berger
Rennes, juin 2009